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Le Baudelaire, 6 rue Duphot. Voilà les consignes données, jeudi dernier, pour le dîner.

Arrivée devant l’hôtel Burgundy dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à ce jour, je découvre qu’il cache un restaurant qui a été choisi sur les conseils de l’application Michelin… L’endroit est élégant mais d’une élégance sans personnalité et j’avoue que je me demande ce que je fais là.

Le restaurant est sobre, sombre, dans des nuances de « non couleur » à la mode.  Une petite cour qui doit être bien agréable l’été, mais qui en ce moment n’a pas lieu d’être, sépare les différents espaces du restaurant, donnant une certaine intimité aux différentes salles.

Première bonne surprise, tout ce qui est indiqué à la carte fait envie! Je découvre, à ce stade, que le chef, Pierre Righotier, a conservé l’étoile Michelin, attribué à son prédécesseur lors de l’ouverture du lieu, il y a deux ans. Mes papilles se réveillent…

Les amuses bouches arrivent. Petits gressini à la tomate, meringue de pamplemousse (magnifique et originale), grignoteries sympathiques…IMG_3602La corbeille de pain est variée et le beurre aux olives noires est très plaisant (cela change du beurre au algues de Bordier, qui est merveilleux mais qu’on retrouve de plus en plus souvent dans les bonnes maisons).

IMG_3603L’amuse bouche est une soupe de potimarron à la poitrine fumée. Légère et goûteuse, très réussie. IMG_3604L’entrée, composée de Saint-Jacques rôties au sésame noir et citron accompagnées d’une chips soufflée de riz, est à tomber à la renverse!!! Cuisson parfaite des Saint-Jacques, grillées à l’extérieur, moêlleuse à l’intérieur accompagnées du craquant de la chips et réveillée par le citron. C’est tout simplement excellent!IMG_3605Le boeuf Wagyu qui suit est fabuleux. A ce stade, je dois préciser que la carte me donnait vraiment envie car je ne mange pas de viande, (jamais et depuis toujours, à l’exception du Japon où je n’ai pas résisté à une dégustation de boeuf de Kobé). Ce boeuf était exceptionnel tant par sa qualité que par sa cuisson, incroyablement fondant. Je manque de qualificatif ou de comparaison, n’étant pas familière de la chose mais j’ai été séduite.

IMG_3606Le « pré-dessert » à la Granny Smith, très léger, précéde le chocolat Grand Cru d’Équateur sur un sablé à la fleur de sel, qui suggère que le pâtissier est un jeune talent à suivre et qu’il ne devrait pas tarder à faire parler de lui.

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IMG_3609 IMG_3610 Le serveur n’était pas sommelier mais compétent dans son domaine.Le Savigny qui a accompagné notre repas était bon mais pas inoubliable, il n’aurait probablement pas convaincu Baudelaire dont le restaurant porte le nom…. « Il faut être toujours ivre. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules il faut s’enivrer sans trêve. De vin de poésie ou de vertu à votre guise. Mais enivrez-vous ! »

Les prix: Je ne sais pas car j’avoue que j’ai été invitée… Cela m’a paru assez cher tout de même, au moment où j’ai regardé la carte (en y repensant, je réalise que les prix étaient indiqués, ce qui m’étonne quand on voit le type d’établissement dont il s’agit, il pourrait réfléchir à une carte sans prix). Les entrée autour de 25 euros, les plats aux environs de 50 euros et les desserts à 22 euros.

Verdict: Sans avoir une idée précise des prix, ils m’ont tout de même semblé élevés pour une cuisine certes sublime mais dans un endroit qui manque de charme. Nous avons été enchantés par la qualité des mets mais reviendrons nous? Pas sûr. L’ambiance est un peu triste et j’ai du mal à imaginer à qui je proposerai un déjeuner ou un dîner là. Repas d’affaire? Trop cher pour un simple rendez vous, pas assez festif pour célébrer un évènement. Repas de famille? Trop froid et trop impersonnel. Peut être avec des amis qui auraient envie de découvrir le talent du chef…

Le Baudelaire, Hotel Burgundy, 6 rue Duphot,75001, Paris, tel: 01 42 60 34 12

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